Wonder Woman : Une belle réussite !
WONDER WOMAN
Réalisé par Lauren Montgomery
Scénario de Michael Jelenic et Gail Simone
Avec Keri Russell (Wonder Woman), Nathan Fillion (Steve Trevor), Alfred Molina (Ares), Rosario Dawson (Artemis), Marg Helgenberger (Hera), Olivier Platt (Hades), Virginia Madsen (Hippolyta), Tara Strong (Alexa).
Editeur : Warner
Sortie : 3 Mars 2009 au Etats-Unis
Durée : 74 minutes
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Le film Wonder Woman fait parti de la collection DC Universe Animated Original Movie (DCUAOM). Cette collection destinée au marché du DVD transpose des histoires mettant en scène des super-héros de l'univers DC. Wonder Woman est le quatrième film de cette collection et succède à Superman Doomsday, Justice League : The New Frontier et Batman Gotham Knight. Cette collection vise un public adolescent et adulte. La collection est d'ailleurs classée PG-13 aux Etats-Unis.






Le film débute par un prologue qui jette les bases sur lesquels viendra se greffer l’histoire. Une guerre oppose Hippolyte et ses amazones à Arès et son armée. Cette bataille signe la défaite du dieu de la guerre, qui à la merci de l’épée d’Hippolyte ne doit sa survie qu’à l’intervention de Zeus et Héra. Faisant de lui un simple mortel en scellant ses pouvoirs divins dans deux bracelets, Arès est confié à la garde d’Hippolyte. Elle et ses guerrières reçoivent une île, à l’écart du reste de l’humanité où elles pourront construire leur paradis.

On retrouve nos amazones plusieurs années plus tard, la reine s’est vu offrir par les dieux une fille Diana. Nos belles naïades vivent paisiblement sur Themyscira à l’écart du reste du monde, mais ce quotidien fort paisible s’en trouve troublé lorsque le pilote américain Steve Trevor s’écrase sur leur île. Ne constituant pas une menace pour elles, il est décidé qu’un émissaire, désigné lors d’un tournoi aurait pour charge de ramener l’étranger dans son pays. Grâce à ses aptitudes physiques, c’est la princesse Diana qui remporte le tournoi. Elle se voit remettre comme le veut la tradition, les habits qu’elle portera, au couleur de la nation étrangère en signe de respect et de paix, les bracelets amazones forgés à partir des boucliers de Zeus par Héphaïstos en personne et le lasso de vérité donné par la princesse Hestia quand Eros lui fit quitter le mont Olympe pour venir sur Themyscira. Parallèlement au tournoi, l’amazone Perséphone, secrètement éprise du dieu de la guerre tue Alexa (sœur d’Artemis) gardienne de la cellule d’Arès et s’enfuit avec lui. Diana se voit donc confier la mission de ramener l’étranger et de retrouver Arès. Pour ce faire, le Colonel Steve Trevor propose à la belle de profiter (à défaut de pouvoir profiter d’elle) des technologies de son pays afin d’en retrouver la trace. Elles les conduiront au porte de l’enfer, où Arès compte bien rencontrer son oncle Hadès pour que celui-ci lui ôte ses bracelets, lui rendant ses pouvoirs et la capacité d'invoquer son armée et de déclencher la plus meurtrière de toute les guerres…
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L’équipe de Bruce Timm a réalisé sur ce film un très beau travail à la fois sur le plan artistique et sur l’animation. On prend un réel plaisir à suivre cette histoire qui mélange habilement mythologie grecque et une réalité plus proche de la notre. L’action est omniprésente et accompagne le développement de l’histoire et la découverte des personnages. D’ailleurs, l’un des points fort du film est sans doute la relation entre Diana et Steve Trevor. Il est courageux, macho, menteur, coureur sur les bords et clairement attiré par Diana, elle est, une féministe convaincue croyant que l’homme un monstre exempt de toutes qualités, incroyablement sexy, désirable et au caractère bien affirmé… On rit beaucoup devant tout les stratagèmes et tentatives sans succès de Steve pour séduire la belle (quelle idée de faire boire une femme pour pouvoir la mettre plus facilement dans son lit). Si le film est visuellement une réussite, le travail des acteurs l’est tout autant, et les musiques signés Christopher Drake sont tout simplement grandioses.
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Après un Justice League : The New Frontier pas très emballant et un Batman Gotham Knight en demi-teinte, le film Wonder Woman est une excellente surprise. Il ne manque pas de qualités esthétiquement très beau, servi par une bande son sublime et un excellent travail des acteurs sur les personnages, c'est un véritable plaisir de suivre cette aventure de Diana durant une heure et quart qu'on aurait aimé plus longue. Un film à voir et à avoir !