Critiques Ciné

Samedi 13 juin 2009

MAN THING

Sortie le 04 Décembre 2007 en DVD

Réalisé par Brett Leonard

Scénario de Hans Rodionoff

Avec Matthew Le Nevez, Steve Bastoni, Jack Thompson, Rachael Taylor, Alex O'Loughlin, Imogen Bailey, Robert Mammone, Rawiri Paratene, William Zappa

Durée : 1H30

La Bande annonce est visible ici



 

 



Initialement destiné à sortir en salle, « Man Thing » connu un tout autre destin. Très vite, confronté à de nombreux retards et échos quant à sa qualité plutôt médiocre, il ne fera finalement l’objet que d’une distribution directe en DVD. C’est le réalisateur Breet Leonard, à qui l’on doit le très bon « Cobaye », qui est en charge du projet d’adapter le comic book au cinéma.

Le film débute avec un jeune male s’enfonçant dans un marécage avec sa petite amie, une jolie blonde pulpeuse, pour s’adonner à quelques galipettes. Mais pas de bol, pour notre étalon en pleine action qui se fait empaler par une branche laissant la généreuse poitrine de la demoiselle couverte de sang. C’est dans ce contexte qu’arrive le jeune Shérif Kyle Williams nouvellement affecté à la petite ville de Bywater pour enquêter sur une série de meurtres mystérieux ayant lieu au cœur des marécages. Si les soupçons du jeune shérif se dirigent dans un premier temps vers un militant écolo reclus au fin fond de ceux-ci, très vite, il apprendra que les marécages abritent une créature bien plus dangereuse voulant se venger de la pollution engendrée par les hommes...

Très curieusement, le film n’a que le titre de parenté avec le comic book. En effet, crée en 1971 par Stan Lee, Gerry Conway, Gray Morrow et Roy Thomas, Man Thing (l’homme-Chose) nous conte l’histoire du biochimiste Ted Sallis, qui après avoir travaillé pour le gouvernement des Etats-Unis sur le sérum « SO-2 » (sérum qui garantissaient une immunité à tout les toxiques biochimiques connues, mais transformaient les gens en monstres), se retrouve réassigné dans une base dans les Everglades pour participer à un programme de recherche destiné à recréer le sérum du « Super Soldat ». Lorsque une organisation terroriste A.I.M cherchant à s’emparer de ce sérum lui tendis un piège, Ted décida de brûler toutes ses notes et de s’injecter le seul exemplaire du sérum juste avant que sa voiture ne s’écrase dans les marais. S’il aurait dû mourir, les énergies magiques du marais se combinèrent avec le sérum pour le transformer en une créature : L’homme-Chose. Il faut bien comprendre que dans le comic book, l’homme-Chose n’est pas le « méchant monstre » dépeint dans le film. Il est le gardien du Nexus des réalités, qui sera amené à faire alliance avec d’autres super-héros comme Ghost Rider, ou encore Hulk pour repousser et déjouer les complots de Thog roi démon, Foolkiller…

Le réalisateur ne s’en cache pas, ils n’ont gardé que l’idée « d’une créature vengeresse qui tire ses pouvoirs et sa forme d’un marais ». Exit donc ce qui fait l’essence même de la BD ou encore le côté héroïque de la créature, l’homme-Chose est un monstre qui tue sans distinction les pires salopards comme le gentil flic du coin, pour se venger de la vilaine pollution des marécages. On est donc très loin des productions classiques estampillées Marvel mettant en scène un super-héros. Ici, il s’agit plus d’un film hybride mixant les genres, sorte de série B mélangeant enquête policière, film de monstre agrémenté de quelques scènes assez sanguinaires. Le problème, c’est qu’à vouloir mélanger les genres, on se retrouve avec un film qui ne ressemble à rien. En effet, Man Thing plonge très rapidement le spectateur dans une profonde léthargie. Le scénario est banal, inexistant, et peu intéressant. Les dialogues sont mauvais et les acteurs peu convaincant. Le film repose sur une intrigue policière qui plombe littéralement celui-ci vers le bas. On n’attend qu’une chose, c’est le retour des protagonistes dans les marécages, dont le décor constitue avec le travail sur la photographie le point le plus réussi du film, et l’apparition de la créature qui malheureusement tarde à se montrer (à 10 minutes de la fin), malgré une certaine réussite.

Au final, Man Thing ne laissera clairement pas un souvenir impérissable. Film qui se cherche sans se trouver, il décevra à la fois les fans du comic tant ceux-ci trouveront entre les deux supports, autant de points commun, qu'une vache et un canard, mais également les fans du genre qui lui préféreront des films bien plus intéressants.

Par Bruce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 30 mai 2009

Affiche_L'incroyable HulkL'INCROYABLE HULK - (The Incredible Hulk)

Sorite le 23 Juillet 2008

Réalisé par L. Leterrier

Scénario de Zak Penn (auquel a aussi collaboré Edward Norton)

Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth, William Hurt, Christina Cabot, Tim Blake Nelson, Ty Burrell.

Durée : 1H52

Budget : 150 Millions $

Box Office France : 1 022 782 entrées

La Bande Annonce est visible : ici

Une galerie est disponible : ici

 

 

En 2003, un personnage de l’univers Marvel arrive sur grand écran. Après une série et plusieurs téléfilms, Ang Lee nous livre sa vision du colosse de Jade avec The Hulk. OVNI au sein des adaptations cinématographiques Marvel, le film est acclamé par certains et tout autant décriés par d’autres. S'il est plus que rentable, il n’atteint pas les attentes des studios sur cette franchise. Alors, lorsqu’un nouveau projet autour de Hulk apparaît, le choix est fait de prendre une orientation radicalement différente. Nouveau réalisateur, nouveaux scénaristes, nouveau casting, pour un nouveau départ.

Contrairement à de nombreux reboot, les scénaristes ne se sont guère attaché à développer la genèse de Hulk, jugeant ce point suffisamment traité auparavant. Ainsi le film débute par un prologue des plus expéditif qui jette les bases sur lequel viendra se greffer l’histoire.

A la suite d’une expérience, le Docteur Bruce Banner se retrouve exposé à une quantité importante de rayon Gamma. Une mutation s’opère est transforme celui-ci en une créature verte colossale. Incontrôlable, elle blesse Betty, la fiancée de Banner et son père le Général Ross. L’histoire se déroule quelques mois après ces évènements, le Dr Banner cachait en Amérique du Sud, travaille dans une usine d’embouteillage de Soda. A défaut d’avoir réussit à se débarrasser de son alter ego vert, il apprend progressivement à le contrôler. Mais, une petite goûte de sang dans une bouteille de soda va bouleverser ce quotidien paisible et amener le général Ross à retrouver la piste de Banner. Après 158 jours sans incident, le colosse de Jade est bientôt de retour. Quant à Bruce, bien décidait à se débarrasser de Hulk, il rentre au pays afin de récupérer ses données expérimentales, nécessaire pour évincer celui-ci à jamais. Mais là l’attend, Betty, le général Ross, Blomsky et bientôt l’abobination...

C’est Louis Leterrier produit de l’écurie EuropaCorp (Danny the Dog) qui est à la tête du film. A la réalisation très marquée d’Ang Lee se substitue celle beaucoup plus académique de Leterrier. The Incredible Hulk est un véritable film d’action, comme en témoigne la course poursuite dans les favélas, orchestré de main de mettre par le réalisateur. Prenant le contre-pied artistique d’Ang Lee, le réalisateur veut que Hulk soit impressionnant. Une attention particulière a été apportée au visage, beaucoup plus mature et au grain de la peau. Le personnage paraît gigantesque, mieux proportionnés avec une musculature qui ferait pâlir Lou Ferrigno Himself. Les effets spéciaux sont une réussite totale, et la scène de fin dans les rues de Manathan avec l’abobination s’avèrent impressionnante.

A côté de ça, le scénario, malgré ses multiples ré-écriture est des plus basique et pêche parfois par son traitement des personnages. Si le casting du film paraît prometteur sur le papier, force est de constater que tous n’auront pas rempli leur contrat. E.Norton est impérial et montre une fois de plus tous son talent. En revanche J.Hurt s’époumone dans le vide, T.Roth se montre habituellement plus inspiré, quant à L.Tyler… Elle est totalement transparente.

Belle réussite tout de même, ce Incredible Hulk. Moins ambitieux que le tant décrié The Hulk d'Ang Lee, il n’en demeure pas moins un très bon divertissement. Edouard Norton apporte une réelle densité au personnage de Banner et L. Leterrier nous livre des scènes à la hauteur du personnage, musclés, percutantes, impressionnantes... On en prend plein les mirettes !

Par Bruce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009

X-MEN ORIGINS WOLVERINE

Sortie le 29 Avril 2009

Réalisé par Gavin Hood

Scénario : David Benioff

Avec Hugh Jackman (Wolverine/Logan), Danny Huston (William Stryker), Liev Schreiber (Dents-de-sabre) , Lynn Collins (Silver Fox), Taylor Kitsch (Gambit) , Kevin Durand (Blob), Ryan Reynolds (Deadpool)

Durée : 1H45

Budget : 150 Millions de Dollars

La bande Annonce est visionnable : ici

Une gallerie d'images est disponible : ici


En 2006, Brett Ratner concluait de bien triste manière la trilogie mettant en scène notre équipe de mutants préférée les X-Men. Pourtant, La Fox ne pouvait se résoudre à abandonner une franchise aussi rentable. Si l'idée d'une suite était difficilement envisageable, la solution reboot l'était également tant le travail accompli par Singer sur les deux premiers volets était salué par la critique. L'idée toute naturelle de se tourner vers le spin-off semblait évidente. Ainsi des rumeurs de projets sont apparus pour un film sur Magneto ou encore plus récemment sur une autre prequel avec X-Men First Class, mais très vite le choix c'est porté sur l'un des mutants les plus charismatique et des plus apprécié : Wolverine. Il faut dire que le public est familier du personnage tant une place toute particulière lui avait été faite lors des précédents films. X-Men Origins Wolverine est à la fois un Spin-Off centré sur le personnage de Wolverine, mais également une prequel puisque le film explore le passé très riche de Logan et se déroule avant le premier film de Bryan Singer.

Tout commence au Canada en 1845, le jeune James assiste à la mort de son père tué d'un coup de fusil par l'amant de sa mère et père de son meilleur ami Victor Creed. Fou de colère cet événement réveille en lui ses attributs de mutants, trois longues griffes en os avec lesquels il empale l'assassin. Comble de l'histoire, il vient de tuer son véritable père. Le jeune James s'enfuit dans les bois accompagné de son ami et maintenant frère Victor. On retrouve plusieurs années après nos deux comparses exprimaient pleinement leurs aptitudes aux combats au travers des guerres ayant jalonnées le XIX ème et XX ème siècle, jusqu'au jour où la folie de Creed les poussera vers le peloton d'exécution. En ayant écho de leur capacité, Stryker leur offrira une alternative, intégrer un commando de personnes « spéciales » et participer à diverses missions dont la recherche d'une mystérieuse pierre : l'Adamantium. Mais voilà, las des exactions perpétrées par Stryker et ses hommes, Logan se retire au fin fond du Canada, où durant 6 années il coule des jours heureux en compagnie d'une institutrice (Silver Fox) dont il est éperdument amoureux. Jusqu’à ce que son passé ne le rattrape, Creed est devenu fou et tue tout les membres de son ancien commando...

X-Men Origins Wolverine tente clairement de suivre l'histoire originelle tout en s'en détachant complètement, et il vrai que toute ces libertés par rapport au comics (Creed est devenu le frère de Logan) pourraient rendre fou plus d'un fan. Mais après tout pourquoi pas. Le problème est que malheureusement pour le spectateur, le film ne parvient à aucun moment à apporter une quelconque valeur ajoutée au matériel original ou à en transcender le genre au cinéma. Loin de là ! En effet, le film cumule les défauts, au niveau du scénario, du rythme, du traitement des personnages, et même dans sa mise en scène. Le réalisateur Gavin Hood (Mon nom est Tsotsi), accouche douloureusement d'un film qu'il ne maîtrise pas. Si dans l'ensemble tout ceci est plus que correct, le film offrant quelques belles séquences, on se prête à sourire devant certaines scènes d'action. Encore une fois la pléthore de mutants présent n'est que prétexte pour appâter le chaland, car à l'exaltation et au désir de les découvrir, très vite fait place, la déception et la frustration. Gambit est là, car probablement absent des précédents films, Deadpool, ultime méchant, est un pantin sans âme bien peu convaincant et bien loin du personnage de la BD... Tout ceci est d'ailleurs dommage dans la mesure où le casting se révèlent plutôt convaincant et auraient mérité mieux. Hugh Jackman incarne toujours à la perfection un Wolverine, certes aseptisé, mais néanmoins convaincant. Liev Schreiber montre à nouveau qu'il est un acteur aux multiples facettes à la fois inquiétant, bestial et féroce. Pourtant à aucun moment le film ne parvient à convaincre réellement. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait quelques bonnes idées.

Au final, après avoir vu ce film, on se dit que finalement Brett Ratner c'etait pas si mal. Une nouvelle fois la Fox râte sa copie et nous livre un produit moyen, X-Men Origins Wolverine, tient davantage de la bonne piquette que du grand cru vous laissant en bouche un vilain goût d'amertume.

Par Bruce
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Pages

Présentation

Images Aléatoires

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés