MARVEL ULTIMATE ALLIANCE 2
Editeur : Activision
Développeur : Vicarious Visions
Sortie le 25 Septembre 2009
Disponible sur PS3, PS2, PSP, Xbox 360, WII, NDS
Testé sur PS3
Site Officiel : http://marvelultimatealliance.marvel.com/
S’inscrivant dans la droite lignée de son ancêtre X-Men Legends, Marvel Ultimate Alliance 2 est un beat’em all des plus classiques dans lequel le joueur dirige (seul ou avec ses potes)
une équipe de quatre super-héros issue de l’univers Marvel opposée à une horde de méchant ennemies. C’est le studio Vicarious Visions qui succède à Raven Studio afin de nous plonger dans
une aventure directement inspirée du très bon crossover "Civil War" de Mark Millar et Steve McNiven sortie en 2006.
Le jeu débute par un retour à la Lavétrie qui ne sera pas sans incidence, et ou l’image nos super-héros perdra beaucoup de sa superbe lorsqu’un affrontement les opposants à un groupe de
super-vilains causera indirectement la mort de centaines de personnes et la destruction totale d’un quartier de Stamford. A tel point que la décision de créer une loi destinée à encadrer
l’activité des super-héros sera votée, ceux-ci devant s’identifier et s’enregistrer auprès des autorités compétentes. Cette loi aura pour conséquence de scinder nos super-héros en deux camps, le
premier sous l’égide du Captain America se battant pour la préservation des libertés individuelles et le second avec à leur tête Iron Man soumis à l’autorité de la loi. Vous l’aurez compris ce
second volet des aventures de nos super-héros sera donc l’occasion de revivre quelques uns des passages de « Secret War » et « Civil War ». Cependant et contrairement à ce que l’on aurait pu
penser le jeu s’affranchit très rapidement de l’histoire originale pour nous livrer une trame scénaristique inédite où l’apparition d’un « super-hyper-méga » méchant va nécessiter la
réconciliation des deux parties, exit donc ce qui constituait l’aboutissement du comics, l’affrontement des deux camps, pour une gentille alliance contre le vilain des vilains…
Malgré le changement de développeurs, Marvel Ultimate Alliance 2 n’évolue que très peu par rapport à son prédécesseur, et les habitués y retrouveront très rapidement leurs marques. Vous
incarnez toujours une équipe de quatre super-héros qu’il vous ait possible de switcher à n’importe quel moment. A noter que contrairement au premier volet où il fallait trouver des points de
sauvegarde pour changer un membre de votre équipe ou le faire évoluer, dans MUA 2 il vous est désormais possible de le faire à n’importe quel moment. La création de notre Team de super-héros
n’est pas sans incidence et certains personnages ensemble vous permettront de pouvoir gagner quelques points de bonus. On dispose toujours de la possibilité de gagner de l’expérience et donc
d’améliorer les pouvoirs de nos super-héros. En revanche, le choix des costumes (ou plutôt du malheureux costume alternatif dans cet épisode) pour chaque personnage n’a plus d’influence sur les
capacités de celui-ci. La grosse nouveauté de se second volet vient de la possibilité pour nos super-héros de fusionner leur attaque. Le jeu annonce 250 fusions, à relativiser dans la mesure où
une certaine redondance entre les fusions est présente.
Comme dans le précédent opus, vous serez amenés à remplir différentes missions pour le compte de Nick Fury, chef du Shield. Marvel Ultimate Alliance 2 reprend les mécaniques du
précédent volet et reste un bon vieux beat’em all ou l’on tabasse, on tabasse, on tabasse… A longueur de temps du méchant. Une action toujours omniprésente et malheureusement toujours aussi
brouillonne avec une caméra parfois capricieuse pour ne rien arranger à la situation. Côté réalisation, le jeu est un brin plus joli que son prédécesseur, avec de belles cinématiques, des
graphismes plus fins, une modélisation de certains personnages vraiment réussie, des environnements plutôt sympa et quelques jolis effets, mais n’espéré pas la claque visuelle… De même on
déplorera, encore, la présence de ralentissements dans le jeu. Plus court que le premier volet, il vous faudra à peine 7 heures pour venir à bout du titre. Enfin, enfonçons le clou en terminant
par ce point. Le titre est entièrement en anglais ! A croire que même Activision ne croit pas en son jeu sur notre territoire pour prendre la peine de le faire traduire. Et c’est réellement
dommage car si le scénario en lui-même n’a rien de transcendant, le jeu est rempli de bonus super sympa pour tout fan de super-héros, malheureusement, la barrière de la langue empêchera bon
nombre de personnes de profiter pleinement de ce contenu.
Bilan mitigé que ce second volet des aventures de nos bons hommes en collant de l’univers Marvel. Les studios Vicarious Visions ont su garder les bons ingrédients ayant participé au
succès du premier épisode tout en y incorporant quelques nouveautés bien sentis, le tout dans une présentation plus soignée. Mais voilà, malgré tout, le plat manque cruellement de saveur, et
passer l’amère désillusion du scénario, de la réalisation, toujours juste au vu des capacités de la console, du peu de nouveautés, et de l’absence de traduction en notre bon francois… Le soufflet
retombe vite ! Quel dommage !
LES PLUS :
- Les super-héros de l'univers Marvel
- Gameplay classique mais efficace
LES MOINS :
- Réalisation un peu juste
- Encore des ralentissements
- Absence de traduction
- Durée de vie courte
- Peu de changement par rapport au précédent épisode
Note : 13/20


BATMAN : ARKHAM ASYLUM
Disons le tout de suite, Batman : Arkham Asylum bénéficie d’une réalisation de premier ordre. Le jeu est visuellement splendide ! Que ce soit en intérieur ou en extérieur, les
environnements sont riches, fins et très détaillés. La modélisation des personnages est plutôt réussie, avec une mention spéciale pour certains boss, la gestion des ombres et de la lumière est
parfaite... Les choix artistiques sont grandioses, très matures, très sombres, collant parfaitement à l’univers du chevalier noir que rarement un studio n’aura su cerner aussi parfaitement et
transposer avec autant de brio. Sur le plan technique, le moteur graphique, l’unreal Engine 3 se prête à merveille à ce type d’ambiance et visiblement les petits gars de chez Rocksteady ont su en
tirer le meilleur. Cette réussite visuelle s’accompagne d’une mise en scène très soignée que ce soit au travers des railleries du Joker qui ponctuent votre progression, des séquences avec
l’épouvantail et sa toxine hallucinogène qui vous permettra de revivre les moments les plus sombres de la vie de Bruce Wayne, ou encore lors des combats « très punchee » contre les sbires du
Joker… Tout ceci participant activement à immerger le joueur dans l’univers de la chauve-souris.
Autre atout incontestable du jeu, son gameplay. D’une apparente simplicité celui-ci s’avère être très riche et très bien pensé. En effet, si le maniement de l’homme chauve-souris est des
plus simples, le saut se gère automatiquement, deux boutons seulement sont nécessaires pour vos combats… Le titre offre plusieurs façons d’appréhender une même situation, notamment grâce aux
nombreux bat-gadgets que le Dark Knight récupérera et fera évoluer tout au long de l’aventure (batarang, gel explosif, tyrolienne, bat-griffe…). Ainsi, contre les sbires du Joker, Batman pourra
choisir le corps à corps et à l’aide des boutons de frappe et de contre faire face à ses ennemies souvent en très grand nombre. En jonglant avec ces deux boutons il vous sera possible d’enchainer
les coups et d’enclencher des combots des plus stylisés. Mais la chauve-souris pourra également choisir une approche plus furtive, se hissant à l’aide de son grappin sur une gargouille pour
attraper un vilain et le suspendre à cette dernière. Il pourra également à l’aide de son gel explosif détruire un mur devant lequel passe ses ennemies et par la même se débarrasser d’eux… Bref,
les possibilités sont suffisantes permettant au joueur d’appréhender à sa convenance la situation dans laquelle il est placé.
Autre surprise, pour les fans et connaisseurs des séries animées « Batman The Animated series » et « The Batman », ceux-ci sauront ravis d’apprendre la présence de
comédiens ayant prêtaient leur voix à des personnages de la série. Citons, l'excellent Pierre Hatet (Le joker), Claude Sachot (commissaire Gordon) ou encore Adrien Antoine (Batman/Bruce Wayne)…
Assurément une véritable valeur ajoutée au titre ! Alors bien sûr le jeu n’est exempt de défaut, on pourrait citer une IA assez décevant, tout comme les affrontement avec les boss, pourtant très
charismatique, les sbires du joker qui visiblement sortent tous du même moule, certains gadgets qu’on aurait aimé avoir plus tôt, la relative simplicité du titre et à mon sens le plus gros point
noir, cette fâcheuse tendance qu'a le jeu à nous tenir par la main, avec notamment pas mal d'indications à l'écran. Cependant, tout ceci ne pèse que très peu dans la balance en la défaveur du
jeu. Il vous faudra une bonne quinzaine d’heure pour venir à bout du titre, voir plus si vous cherchez à récupérer les divers bonus (biographies, figurines, défis...) éparpillés dans le jeu. A
cela s’ajoute une pléthore de défi (E.Nigma) à accomplir augmentant considérablement la durée de vie du titre.
Vous l’aviez rêvé ? Rocksteady l’a fait ! Batman : Arkham Asylum est incontestablement un excellent jeu et sans doute la meilleure adaptation mettant en scène le chevalier noir, et plus
généralement un super-héros qu’il m’ait été donné de voir. Visuellement splendide et collant parfaitement à l’univers du personnage le jeu de part son histoire, son gameplay s’avère
particulièrement prenant. Un titre à ne surtout pas louper !
Techniquement réussi





SUPERMAN RETURNS.jpg)
Disons le tout de suite, Superman Returns est un titre raté à tout les niveaux. Reprenant quelques éléments scénaristiques du film de B. Singer (il fallait bien justifier le
titre du jeu) et quelques éléments du comics, vous avez pour tâche de remplir divers missions pas franchement passionnantes. Ainsi, détruire des météorites, sauver des gens et même des
chats, éteindre des incendies… Et surtout baffé du méchant, robots, monstres et super vilains (Bizarro, Metallo, Mongul …) seront votre quotidien. Le tout devant être accompli avant que la jauge
de vie de la ville ne soit réduit à zéro sous peine d’un magnifique « game over ». Une fois ces missions remplies elles vous rapportent des points XP qui permettent d’améliorer les capacités de
notre super-héros.
Si
c’est toujours intéressant de pouvoirs enchainer divers combos, utiliser sa visée laser pour bruler son adversaire, son souffle pour les propulser dans les airs où encore les geler, les combats,
qui sont l’essentiel du jeu, s’avèrent mous, ennuyeux et répétitifs. Finalement, on applique systématiquement la même tactique, on s’excite frénétiquement sur le même bouton, bref, c’est chiant !
D’autant plus que le système de "lock" s'avère peu précis et qu’il faut être un véritable maître de la manette si l’on désire manier à peu près correctement l’homme d’acier, ce qui est encore
plus vrai en super vitesse. En sus, une caméra très mal pensée qu’il faut constamment recadrer et vous êtes bon pour une magnifique prise de tête.
Graphiquement le
jeu s’avère très décevant, oscillant entre le moyen et le médiocre, on est loin des capacités d’une machine comme la Xbox 360, on se dirait d’ailleurs sur la génération précédente. La
modélisation des personnages casse pas des briques, les textures sont basiques et certains effets comme le feu sont d’un autre âge… La ville est d’une banalité affligeante, fait d’immeubles
dupliqués à l’identique manquant cruellement d’animation… Il est d’ailleurs amusant de constater que si les autres immeubles se reflètent dans les vitrines d’un immeuble, l’homme d’acier lui
lorsqu’il leur fait face est totalement invisible. Côté son, pour faire court, c’est pas génial non plus.
Compter une douzaine d'heures pour venir à bout de l'aventure, mais il y a de forte chance que tout les défauts du titre en découragent plus d'un passés les premières heures de jeu. Restera
tout de même, le maigre plaisir de voler en super-vitesse au dessus de la ville.
LES MOINS




